Pêche côtière: Laâyoune et Tan-Tan portent la hausse des apports, Dakhla et Agadir décrochent

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es huit premiers mois de 2026 auront déplacé la carte de la pêche marocaine. L’Office national des pêches a mis en ligne son rapport statistique d’août: les produits commercialisés de la pêche côtière et artisanale atteignent 723 490 tonnes contre 682 683 un an plus tôt, soit 6 % de plus en volume, pour 7,44 milliards de dirhams, soit 1 % de plus en valeur. La tonne se vend donc moins cher qu’en 2025, parce que la hausse est presque entièrement pélagique: le petit poisson bleu passe de 538 866 à 597 975 tonnes, quand le poisson blanc recule de 23 % en poids, à 59 202 tonnes, les algues de 21 % et les coquillages de 87 %. Les céphalopodes, premier poste en valeur avec 3,73 milliards de dirhams, gagnent 8 % en poids.

La géographie de cette campagne aura changé plus vite que ses tonnages. Laâyoune débarque 186 046 tonnes contre 136 433, en hausse de 36 %, Tan-Tan 87 522 contre 60 799 et Tarfaya 32 986 contre 22 877, deux progressions de 44 %. À l’inverse, le port de Dakhla tombe à 24 730 tonnes, en recul de 62 %, quand la ligne distincte que l’Office tient pour le stock C, rattachée au même port, se maintient à 172 675 tonnes; Agadir perd 54 % de ses apports et Safi 25 %. En Méditerranée, où le total ne pèse que 12 435 tonnes, Tanger double les siens. Un port de pêche vit de ce qui se débarque à ses halles, et une flotte qui suit le poisson vers le sud laissera derrière elle des criées, des mareyeurs et des usines qui, eux, ne suivront pas.

Photo: cingularite, CC BY-SA 2.0.

Références:

Office national des pêches - Rapport statistique — août 2026