
evant les commissions des finances des deux chambres, la ministre de l’Économie et des Finances Nadia Fettah a porté la prévision de croissance pour 2026 à 5,3 %, sept dixièmes de point au-dessus de l’hypothèse retenue dans la loi de finances.

La révision tient d’abord à la terre: la valeur ajoutée agricole progresserait de 15,1 % après plusieurs années de sécheresse, quand les activités non agricoles s’en tiendraient à 4,2 %.
L’inflation est restée limitée à 0,5 % sur les cinq premiers mois, et le gouvernement l’attend à 1,5 % sur l’année. Les recettes ordinaires ont bondi de 15,4 %, et l’exécutif annonce un déficit maintenu à 3 % du PIB jusqu’en 2029.
Le chiffre dépasse ceux des deux institutions dont c’est le métier de tempérer l’optimisme gouvernemental: le Haut-Commissariat au Plan tablait l’avant-veille sur 4,8 %, Bank Al-Maghrib sur 5,2 %.
Reste que la croissance repose sur une récolte, variable par nature, et que le déficit figé à 3 % suppose quatre budgets successifs tenus à la même ligne.
Photo: TelQuel.
Chambre des Représentants - Exécution de la loi de finances 2026 et programmation budgétaire 2027-2029, exposé devant les commissions des finances (22 juillet 2026)




