
ans sa mise à jour économique d’octobre consacrée au Moyen-Orient, à l’Afrique du Nord, à l’Afghanistan et au Pakistan, mise en ligne le 6 octobre 2026, la Banque mondiale a gardé le Maroc parmi les économies les plus solides de la région. Après une croissance estimée à 4,9 % en 2025, le produit intérieur brut progresserait de 4,4 % en 2026, soit 0,2 point de plus que la prévision d’avril, puis de 4 % en 2027, à mesure que l’effet des bonnes récoltes s’estompera et que le coût de l’énergie pèsera davantage. L’inflation resterait contenue à 1,2 % cette année, quand le déficit courant atteindrait 3,6 % du PIB, alors que la région dans son ensemble se contracterait de 2,1 % sous l’effet du conflit déclenché fin février.
Le rapport, intitulé From Divide to Opportunity: AI, Jobs, and Growth, range le Royaume, avec la Tunisie, parmi les principaux exportateurs régionaux de produits liés à l’intelligence artificielle: la haute technologie y pèse désormais plus de 5 % des exportations manufacturières. Le tissu productif suit pourtant à distance. Selon une enquête conduite en 2024 par la Banque mondiale auprès d’établissements de cinq salariés et plus, 98,8 % des entreprises disposent des outils numériques de base, un tiers d’entre elles ont adopté des logiciels avancés, mais moins de la moitié de ces dernières s’en servent intensivement, et 4,3 % seulement recourent au big data ou à l’intelligence artificielle, le coût restant le premier frein cité. C’est dans cet écart entre l’équipement et l’usage, conclut l’institution, que se perd le gain de productivité.
Photo: AyourAchtouk, CC BY-SA 4.0. Le quartier de Casablanca Finance City.
Banque mondiale - Middle East, North Africa, Afghanistan and Pakistan Economic Update, October 2026: From Divide to Opportunity: AI, Jobs, and Growth




