
uit cent soixante-deux: c’est le nombre de mineurs étrangers non accompagnés qui restent à Sebta, près de trois semaines après l’entrée de quelque 70 000 personnes dans l’enclave espagnole début août. La ville, selon Euronews, fonctionne à 2 872 % de la capacité de ses structures d’accueil pour mineurs isolés, et nombre d’entre eux continuent de dormir dehors, faute de prise en charge. Rabat, de son côté, affirme avoir reçu des Hautes instructions royales adressées aux ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères pour œuvrer à l’identification de ces enfants en vue de leur retour au pays, aux côtés de ses partenaires espagnols et européens.
Une source diplomatique marocaine, citée par Le360, écarte comme « fallacieuses et infondées » les accusations d’un refus marocain de coopérer: ce sont, dit-elle, des obstacles à caractère administratif et judiciaire côté espagnol qui freinent l’opération. Madrid, en attendant, a débloqué 25 millions d’euros pour la prise en charge de ces enfants et prépare leur répartition entre dix-sept communautés autonomes, un plan que plusieurs régions dirigées par Vox ou le Parti populaire ont déjà annoncé vouloir contester. La Guardia Civil, elle, a ouvert mardi un point d’accueil dédié aux familles marocaines de personnes disparues pendant la traversée, avec un message diffusé en darija. Sebta comptera ses enfants avant de les rendre à leurs familles; le compte, pour l’instant, ne se referme pas.
Photo: Mario Sánchez Bueno, CC BY-SA 2.0.



