Disparition de Mohamed Serghini, l’une des voix fondatrices de la poésie marocaine moderne

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l avait quatre-vingt-seize ans et une œuvre que deux langues se partagent. Le poète, romancier et critique Mohamed Serghini s’est éteint le vendredi 14 août, après une longue maladie, rapporte la MAP.

Portrait de Mohamed Serghini, cheveux blancs, moustache blanche et lunettes teintées, dans une rue.
Le poète Mohamed Serghini. Photo: Le360.

Né à Fès en 1930, formé à la Qaraouiyine puis à la Sorbonne, il aura enseigné trois décennies durant à la faculté des Lettres et des Sciences humaines de Dhar El Mehraz. La Maison de la poésie au Maroc a salué en lui l’un des pères de la modernité poétique marocaine.

Son œuvre aura tenu ensemble la mémoire soufie et l’expérimentation formelle la plus exigeante, de Wa yakoune ihraq asmaïhi al-atiya (1987) à Tahta al-anqad fawqa al-anqad, couronné en 2013 par le Prix du Maroc du livre.

Il aura aussi écrit Fès en français, dans Fès de la plus haute cime des ruses (2003), comme si sa ville natale ne pouvait se dire tout entière dans une seule langue.

Photo: Adil Elouarti, CC0.

Références:

Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) — dépêche du 14 août 2026.

Maison de la poésie au Maroc — communiqué de deuil, 14 août 2026.