Intelligence artificielle: le Maroc parmi les dix-neuf nouveaux signataires de la déclaration américaine

L

e 1er octobre, le département d’État américain a annoncé l’adhésion de dix-neuf nouveaux pays, dont le Maroc, à sa déclaration conjointe sur le partenariat pour les opportunités de l’intelligence artificielle (Joint Statement on AI Opportunity Partnership), recueillie en septembre pendant la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies. Signé en juin à Washington lors du deuxième sommet Pax Silica, le texte compte désormais cinquante-quatre signataires. Le Royaume y entre en même temps que l’Albanie, l’Autriche, la Croatie, Chypre, la Tchéquie, la République dominicaine, la Géorgie, l’Islande, la Malaisie, Malte, Maurice, le Pérou, les Palaos, les Tonga, la Roumanie, la Serbie, la Slovénie et le Viêt Nam.

Les signataires s’engagent à favoriser une réglementation propice à l’investissement et à l’innovation, à coopérer sur ce que la déclaration appelle la colonne vertébrale physique de l’IA, de l’énergie aux minerais critiques et aux semi-conducteurs, et à mobiliser le secteur privé, des centres de données au capital-risque transfrontalier. Le département d’État y ajoute un engagement plus politique: aligner leurs chaînes d’approvisionnement de la superintelligence sur celles des États-Unis et des économies de Pax Silica, l’initiative lancée en décembre 2025 par le sous-secrétaire aux affaires économiques Jacob Helberg. Le Maroc a donc choisi son camp technologique, et c’est sur ses centres de données et ses minerais que se mesurera la portée de cette signature.

Photo: U.S. Department of State, domaine public. Le siège du département d’État, à Washington.

Références:

U.S. Department of State - AI Opportunity Statement: Joint Statement on AI Opportunity Partnership