Le Maroc figure parmi les principaux marchés du nouvel indice obligataire de J.P. Morgan

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ingt-six marchés frontières entreront d’ici la fin du mois dans un indice obligataire que J.P. Morgan lance sous le nom de GBI-EM Edge. Le panier suivra des emprunts d’État libellés en monnaie locale pour un encours proche de 330 milliards de dollars, près de vingt ans après le NEXGEM, l’indice frontière en devises fortes de la banque américaine. Le Maroc y figure parmi les marchés les plus lourdement pondérés, aux côtés de l’Égypte, du Vietnam, du Kazakhstan, du Bangladesh, du Pakistan, du Nigeria et du Sri Lanka. Le plafond par pays est fixé à 8 %, atteint par le Vietnam, le Kazakhstan, le Pakistan et le Bangladesh; la part définitive du royaume, elle, n’est pas confirmée. Pour entrer dans le panier, une souche doit peser au moins 250 millions de dollars et conserver deux ans et demi de maturité.

L’Afrique représentera près de 45 % de l’indice et l’Asie frontière environ un tiers, pour un rendement nominal attendu autour de 10,4 %, soit quelque 440 points de base au-dessus du grand indice de dette locale émergente de la maison. L’enjeu n’est pas le classement mais la mécanique: un indice de référence est ce que répliquent les gérants passifs, et l’entrée d’un marché dans un panier suivi appelle des achats de fonds qui ne l’auraient pas regardé autrement. Le Trésor marocain, qui emprunte en dirhams, verra donc une porte s’entrouvrir du côté des grands allocataires internationaux, là où la dette en devises lui servait jusqu’ici de principal point d’accès. Reste à connaître le poids que la banque lui accordera: c’est ce chiffre, et non la liste, qui dira ce que pèse vraiment le royaume dans le nouvel étalon.

Photo: Rachidourkia, CC BY-SA 4.0.

Références:

Reuters - JPMorgan to launch long-awaited ‘frontier’ local currency debt index

J.P. Morgan - Index Research — composition documents