
epuis le 11 août, un opérateur français ne peut plus appeler un consommateur qui ne le lui a pas demandé, et l’onde se lit à Casablanca.

L’article L223-1 du code de la consommation, réécrit par la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025, interdit désormais de démarcher par téléphone « un consommateur qui n’a pas exprimé préalablement son consentement à faire l’objet de prospection commerciale par ce moyen ». La liste d’opposition Bloctel disparaît avec les articles qui la fondaient.
Trois semaines plus tard, la Fédération nationale des centres d’appel et des métiers de l’offshoring dénombre un centre fermé au Technopark de Casablanca et une cinquantaine de personnes sur le carreau. Elle évalue à dix mille le nombre de postes exposés, sur environ cent cinquante mille que compte le secteur.
Son secrétaire général, Ayoub Saoud, prévient que l’effet complet n’est pas encore visible, la loi étant entrée en vigueur en plein mois d’août.
La Fédération marocaine de l’externalisation des services tient un discours plus mesuré. Son président, Youssef Chraibi, rappelle que la prospection téléphonique pure représente moins de 15 % de l’activité des centres d’appel, et qu’aucune entreprise adhérente n’a fermé.
Les deux lectures décrivent un métier qui a déjà migré vers la relation client, l’assistance technique, le back-office et les services numériques, et dont le segment le plus ancien vient d’être fermé par une loi votée ailleurs.
Photo: AyourAchtouk, CC BY-SA 4.0.
Légifrance — code de la consommation, article L223-1, version en vigueur au 11 août 2026, issue de l’article 13 de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 relative à la lutte contre toutes les fraudes aux aides publiques.
Morocco World News — reportage sur les premiers effets de l’interdiction française du démarchage téléphonique dans les centres d’appel marocains, 5 septembre 2026.
Consonews — « Centres d’appel au Maroc: 10.000 emplois exposés et des carrières appelées à se réorienter », 4 septembre 2026.



