e Zellige, né au Maroc aux alentours du 10-ème siècle de l’ère commune, se distinguait à l’origine par ses tons blancs et bruns, rappelant les élégantes mosaïques romaines. Ce magnifique art de la céramique a traversé les siècles, constamment enrichi par les apports des différentes dynasties qui se sont succédé au Maroc et en Andalousie, sous l’influence maure des Almoravides, des Almohades, des Mérinides, des Saâdiens et enfin durant l’ère Chérifienne.
Chaque période a apporté sa touche unique, intégrant de nouvelles couleurs et de nouveaux motifs, transformant ainsi le Zellige en une véritable mosaïque de l’histoire, riche et variée, qui continue d’émerveiller par sa complexité et sa beauté intemporelle.
Aux origines du mot
Le terme « zellige » tire ses racines de l’arabe, signifiant « petite pierre polie ». Ce mot a traversé les cultures et les langues, influençant plusieurs termes en langues latines. Par exemple, en espagnol, le mot est devenu « azulejo », désignant les carreaux de céramique décoratifs, et en ligurien (région en Italie), on le retrouve sous la forme « laggione ».
Ces variations linguistiques témoignent de la diffusion et de l’importance historique du zellige dans l’art et l’architecture de différentes régions. Les constructions somptueuses, les palais ornés de détails exquis, et les mosquées richement décorées témoignent non seulement de la richesse matérielle, mais aussi de la sophistication et de la profondeur culturelle et spirituelle d’une société.

Un artisanat ancestral
Le zellige est un art traditionnel marocain où des carreaux sont fabriqués à la main à partir d’argile naturelle non raffinée extraite principalement de la région de Fès. Ce processus ancestral commence par la préparation minutieuse de l’argile renommée pour sa qualité technique unique. Après avoir été broyés et humidifiés dans l’atelier, les blocs d’argile sont pétris avec de l’eau, puis étalés au soleil pour sécher. Une fois calibrée et taillée en formes géométriques, l’argile est prête pour la cuisson au four à haute température.
Les carreaux de zellige sont fabriqués à partir de matériaux naturels tels que l’argile, mais aussi la chaux et les pigments minéraux. Le processus de fabrication du zellige marocain est écologique, car il n’utilise pas de produits chimiques nocifs ni de machines énergivores. Les artisans utilisent des méthodes traditionnelles de modelage de l’argile et de cuisson au feu de bois, créant ainsi un produit final respectueux de l’environnement.

Chaque tuile de zellige est une pièce unique, détenant sa propre appellation, soulignant l’irrégularité de son apparence de surface, sa teinte, son éclat et sa profondeur. Après la cuisson, des composés vitreux et des pigments minéraux sont appliqués et fondus, créant une gamme de nuances semi-transparentes, métalliques, nacrées ou opaques.
Il existe plusieurs techniques de pose différentes, chacune ayant ses propres avantages et inconvénients. La technique la plus courante est appelée la pose à sec, qui consiste à poser les carreaux de manière directe sur le mur ou le sol. Cette technique, parmi tant d’autres, est rapide et facile, mais elle n’est pas la plus durable.
La pose à l’ancienne, où les carreaux sont posés sur un mortier de chaux, est une autre technique se distinguant par une durabilité et une résistance nettement meilleures, mais étant plus coûteuse et prenant plus de temps.
D’autres techniques de pose plus modernes, telles que la pose à l’aide d’un adhésif, ont leurs avantages et leurs inconvénients, étant plus rapides et plus faciles, mais beaucoup moins durables.
Cet artisanat, bien plus qu’une identité culturelle, est un véritable savoir-faire ancré dans la ville de Fès et reconnu par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle.
Le label « Zellige de Fès »
Le Ministère de l’Artisanat du Maroc a créé le label « Zellige de Fès » pour garantir la qualité de cet art ancestral et de ses produits dérivés. Inscrit en 2015 dans la Classification de Vienne des Éléments Figuratifs de l’OMPI, ce patrimoine immatériel a ainsi renforcé sa reconnaissance internationale tout en protégeant son caractère unique.
À Fès, cet artisanat constitue un pilier économique majeur, mobilisant près de quatre chefs de famille sur dix dans la production de zelliges. Ce savoir-faire séculaire préserve les traditions tout en enrichissant et en diffusant la culture marocaine à travers le monde.

Un mètre carré de carreaux de zellige peut coûter environ 530 dirhams marocains (5 300 MAD pour 10 m²), en comparaison avec les carreaux de métro en céramique, dont le prix peut descendre à environ 16 dirhams marocains par mètre carré.
Aujourd’hui, la production des zelliges est principalement concentrée dans les villes de Fès, Casablanca, Tanger, Tétouan et Marrakech. Ces carreaux sont relativement onéreux par rapport à d’autres types de carreaux en raison de la nature artisanale de leur fabrication. Leur coût varie également en fonction de leur taille, de la complexité des motifs et de la qualité du produit fini.


L’art, symbole de prestige des civilisations
À travers les âges, l’art et l’architecture ont servi de puissants symboles de prestige et de respect. L’Empire byzantin, avec ses églises ornées de mosaïques brillantes et ses bâtiments imposants, illustre parfaitement cette importance de l’architecture et de la décoration. De même, l’Empire romain se distinguait par ses infrastructures monumentales telles que les aqueducs, les amphithéâtres et les forums, reflétant son pouvoir et sa grandeur.

La Mésopotamie, berceau de la civilisation, nous a laissé des ziggourats majestueuses et des palais décorés de bas-reliefs détaillés, tandis que l’Empire sassanide est reconnu pour ses palais somptueux et ses arts raffinés, où la décoration jouait un rôle central.

Dans la culture islamique, en raison de l’interdiction des représentations humaines et animales, l’art de la décoration a pris une place particulièrement importante. Les artistes ont développé des motifs géométriques complexes, des arabesques et des calligraphies sublimes pour orner les mosquées, les madrasas et les palais.
Cet art décoratif a non seulement embelli les structures, mais a également servi à exprimer la spiritualité et la profondeur intellectuelle de la culture islamique. Ainsi, à travers les différentes époques et civilisations, l’architecture et l’art de la décoration ont toujours été des moyens essentiels de marquer une identité culturelle unique et de laisser une empreinte indélébile.
Une technique née au Maroc
Si, au début de l’ère médiévale en Afrique du Nord, la tendance était d’importer la céramique des pays voisins méditerranéens ou d’Orient, il convient de noter que les dynasties marocaines ont toujours favorisé le développement d’une technique locale, qui repose sur un style de mosaïque réalisé à partir de pièces de carreaux ciselées individuellement à la main.
L’ouvrage Kitab al-Zalidj fi al-Imara al-Islamiya bi al-Djazair fait mention d’importants échanges commerciaux entre l’Algérie et la Tunisie pour l’importation de céramique de la ville italienne de Naples destinée à décorer les monuments et palais des villes.
Il est important de distinguer le zellige des autres formes de carreaux de céramique. Le zellige ne doit pas être confondu avec la céramique méditerranéenne, qui comporte généralement des dessins, ou la céramique orientale, souvent importée d’Iran, que l’on retrouve par exemple en Algérie à Qalaa Banu Hamma, souvent attribuée de manière erronée au zellige alors que l’esthétisme et la technique sont différents.


Dans l’ouvrage De l’Empire romain aux villes impériales : 6000 ans d’art au Maroc, compilant les analyses archéologiques, il est indiqué que l’emploi de marqueterie de céramique au Maroc, attesté dès l’époque almohade, a décoré des minarets comme ceux de la Koutoubia et de la Kasbah avec des motifs géométriques complexes.
« L’emploi de marqueterie de céramique est attesté au Maroc, à l’époque almohade, dans le décor extérieur des minarets de la mosquée de la Koutoubia et de la mosquée de la Kasbah, seconde moitié du 12-ème siècle. Les frises de faïence qui ornent le haut de la façade du minaret ou le sommet du lanternon composent un décor rectiligne à éléments géométriques juxtaposés blancs et bleu turquoise. »


D’autres, dont le mouvement rappelle les svastikas, procèdent de l’étoile à huit pointes et du rectangle à trois tenons. Au contact des enduits ocrés et des peintures aux chaudes tonalités, les émaux de ces marqueteries de faïence à grande échelle prenaient toute leur valeur.

On doit à la technique soignée de leurs revêtements la conservation de ces minarets : de grosses plaques de faïence étaient percées, avant la cuisson, de plusieurs trous. Doit-on y voir l’annonce des zelliges qui connurent une grande vogue sous les Mérinides ?
Plus d’un demi-siècle plus tard, en effet, on assiste au développement de la marqueterie de faïence polychrome, désignée sous le terme de zelliges, dans laquelle interviennent de petits éléments découpés, après cuisson, dans le carreau émaillé d’un seul ton.


La présence de faïence employée en revêtement à la madrassa Seffarine de Fès (1321-1323) semble devoir étayer l’hypothèse de l’origine marocaine de cette technique. D’autres édifices religieux ne paraissent pas l’avoir ignorée : la grande mosquée de Taza (agrandie en 1294), celle de Fès Jdid (fondée en 1276 et restaurée, semble-t-il, en 1395).

L’expansion mérinide
Au 14-ème siècle, durant le règne des Mérinides au Maroc, l’art du zellige a connu une expansion notable. Les artisans ont amélioré leur technique en élargissant leur palette de couleurs et en créant des motifs de plus en plus complexes tels que des hexagones, des étoiles et des losanges. À cette époque, la découverte de la méthode de double cuisson des carreaux d’argile ainsi que l’introduction d’émaux polychromes ont représenté des avancées significatives.


La madrassa mérinide de Salé, également connue sous le nom de madrassa d’Abu al-Hassan ou encore madrassa d’Attalâa, est une ancienne école bâtie dans la ville de Salé, dans la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër au Maroc. Elle fut édifiée entre 1333 et 1341 par le sultan Abu al-Hasan ben Uthman.
Le zellige est devenu hautement prisé comme élément décoratif pour les palais, les mosquées et les mausolées, ce qui lui a conféré une position centrale dans l’architecture marocaine. Sous les Mérinides, le zellige a été élevé au rang d’art, considéré comme une expression essentielle de leur identité culturelle.
Plusieurs textes de l’époque mérinide associent le zellige au Maroc. Parmi eux, les récits des voyageurs musulmans Ibn Battuta et al-Omari, qui ont sillonné toute l’Afrique du Nord, décrivent le zellige comme étant spécifiquement lié à la ville de Fès. La présence de cette technique dans toute l’Afrique du Nord aurait certainement été signalée si elle avait été connue à cette époque.

À cette période, les motifs prédominants incluaient des étoiles, des fleurs et des dessins géométriques complexes. Une palette de couleurs variée, allant du blanc, du noir et du vert au jaune, au rouge et au bleu, conférait une esthétique riche et diversifiée.
Les zelliges ornent avec élégance les murs, les sols, les fontaines et les bassins, révélant ainsi la richesse et la beauté de l’artisanat marocain à l’époque des Mérinides.
Des chercheurs comme Alfred Bel et les frères William et Georges Marçais, qui se sont distingués par leurs travaux en civilisation, archéologie et arts islamiques en Algérie, ont mis en lumière le lien entre la présence de zellige en Algérie et l’influence architecturale marocaine à travers leurs recherches archéologiques.

« Les puissants Mérinides, rois de Fès, au Maroc, ont également contribué à doter Tlemcen d’importantes constructions. […] Ils ont construit plusieurs monuments religieux dont des vestiges, des minarets décorés de briques et d’autres tombes avec de délicates arcatures. »

Dr Fares Masdour, professeur à l’Université de Blida, souligne :
Les Marocains ont laissé une empreinte très spéciale dans le domaine de l’architecture islamique, de sorte qu’aucune mosquée algérienne n’est dépourvue de leur marque et décoration.

L’apogée saâdienne
Au 16-ème siècle, le zellige a atteint son apogée sous la dynastie des Saâdiens au Maroc, réputée pour sa passion pour l’art et l’architecture. Leur utilisation du zellige pour décorer les tombeaux des souverains et les édifices religieux a été particulièrement remarquable.
Les tombeaux des Saâdiens étaient ornés de zelliges complexes et colorés, créant des motifs géométriques impressionnants. Par exemple, le tombeau de la dynastie saâdienne à Marrakech, qui abrite plusieurs membres de la famille royale, illustre parfaitement cette utilisation artistique du zellige.

Dans les édifices religieux, le zellige embellissait les murs et les sols, offrant des motifs qui évoquaient la perfection divine. Les mosquées, madrasas et zaouïas étaient parées de zelliges complexes et colorés, créant une atmosphère de calme propice à la réflexion.

Les Saâdiens ont également innové dans la fabrication des zelliges, introduisant des techniques telles que l’utilisation de moules en bois pour produire des motifs en série. Cela a permis une production plus rapide et efficace de zelliges, largement employés dans la construction de palais et de fortifications.


Au 16-ème siècle, les zelliges arboraient une palette de couleurs plus variée que jamais, avec des tons chauds comme le rouge, le jaune et l’orange, ainsi que des nuances froides comme le bleu, le vert et le blanc. Les motifs géométriques demeuraient populaires, mais des motifs floraux et des inscriptions calligraphiques embellissaient également les zelliges.
Cette période a été marquée par une grande créativité et un raffinement remarquable pour le zellige. Sous les Saâdiens, cet art a été largement utilisé pour décorer les tombeaux des souverains et les édifices religieux, soulignant ainsi l’importance de la religion et de la culture dans la société marocaine de l’époque.
Les techniques de fabrication ont été perfectionnées pour produire des motifs plus complexes, tandis que la diversité des couleurs employées a enrichi cet élément clé de l’art et de l’architecture marocains, dont l’influence perdure dans le paysage urbain actuel du Maroc.


Le Zellige dans le monde contemporain
Le Maroc se distingue comme le seul pays où l’art du zellige est transmis de génération en génération, avec des familles entières d’artisans dévoués à cet artisanat, telles que la famille Fakhari de Fès. Les carreaux de zellige faits main au Maroc sont réputés comme les plus précieux au monde. Un documentaire captivant explore non seulement les raisons de cette valeur élevée, mais aussi l’intensité et la complexité du processus de fabrication.
L’artisanat marocain est un domaine hautement prisé à l’international depuis des temps anciens. Il est peu connu que les artisans marocains sont à l’origine de l’embellissement de la Grande Mosquée de Paris.
Ces artisans marocains ont mis leur expertise à profit en installant des décorations mauresques dans la mosquée, afin de la faire ressembler à al-Qarawiyyin. Environ 450 artisans marocains ont contribué à la construction de l’édifice, notamment à la décoration.



En Algérie, le recours aux artisans marocains pour la rénovation et la décoration de leurs précieux patrimoines, y compris les mosquées, est une pratique bien établie. Un exemple remarquable est celui du Palais Mechouar à Tlemcen, reconstruit sous la supervision d’artisans marocains. Lors de l’inauguration des travaux de reconstruction, Bouteflika a souligné : « Nous devons le restaurer avec l’aide des Marocains (…) vous faites des recherches au Maroc et vous trouvez des solutions. »
Cette collaboration transcende les siècles, soulignant l’expertise et le savoir-faire des artisans marocains, toujours hautement sollicités en Algérie. Un cas récent illustre cette continuité : Nhari Abdel Ghani et son équipe ont été spécifiquement choisis par l’Algérie pour créer les magnifiques décorations mauresques de la Grande Mosquée d’Alger, perpétuant ainsi une tradition artisanale riche et précieuse. Dans l’ouvrage « La protection de la vie locale en Algérie » publié en 1931, il est attesté :
À Tlemcen, les Musulmans qui ont voulu une décoration inspirée des traditions hispano-mauresques, ont dû faire appel, pour la sculpture sur plâtre et les revêtements de faïence, à des artisans marocains.

Avant même la période du Protectorat, de nombreux chroniqueurs ont fait état d’une distinction esthétique. L’explorateur et anthropologue Budgett Meakin (1866-1906) a particulièrement souligné cette singularité, témoignant ainsi de la renommée du Maroc comme une terre où l’art du zellige se distingue nettement du reste de l’Afrique du Nord.

La demande constante pour l’artisanat marocain à travers le monde s’explique en partie par l’existence de vieilles écoles au Maroc, spécialisées depuis des siècles dans l’art du zellige. Un exemple remarquable est l’école Dar Sanâa à Tétouan, immortalisée dans les années 40 par Nicolas Muller.




Fès et Tétouan, deux écoles du zellige
Tétouan, une ville historique renommée pour la production de zellige, se distingue par ses techniques et ses matériaux uniques. Le zellige de Tétouan, influencé par l’art andalou, utilise une argile riche en oxyde de fer, rendant les tuiles moins solides et difficiles à tailler.
En revanche, le zellige de Fès, fait d’une argile avec moins de fer, permet des découpes plus précises. Les tuiles de Tétouan sont petites, cuites deux fois et non homogènes en couleur, tandis que celles de Fès sont sculptées après cuisson avec une surface plus lisse.
Le zellige de Tétouan est en déclin, contrairement à celui de Fès, toujours préservé.
Le déclin du zellige de Tétouan s’explique par plusieurs facteurs. D’une part, le nombre d’artisans spécialisés diminue, notamment en raison du manque de relève. D’autre part, les conditions de production, telles que l’utilisation d’une argile riche en oxyde de fer, rendent le processus plus complexe et les tuiles moins résistantes, ce qui réduit leur compétitivité par rapport aux tuiles de Fès. En conséquence, cette technique ancestrale risque de disparaître progressivement.

La renommée des artisans de Tétouan est également reconnue en Afrique du Nord depuis des siècles, comme le souligne l’ouvrage Monuments Arabes de Tlemcen des frères Marçais, qui recense les bâtiments et éléments architecturaux de la ville. Ce livre mentionne dans son lexique et son introduction le zellige, originaire du Maroc et réalisé par les mosaïstes marocains de Tétouan afin de rénover les bâtiments historiques de la ville.


Un rayonnement international
La diffusion du zellige à l’échelle internationale a été largement facilitée par des entreprises spécialisées, telles qu’Ait Manos, fondée par Ghalia Sebti et Tawfik Bennani. Cette entreprise, basée à Casablanca et renommée pour sa créativité, orne depuis près de 40 ans des intérieurs somptueux de Jeddah à New York avec ses œuvres en zellige.
Il y a également et notamment les entreprises Tiles of Ezra, Zellige Gallery, Moresque, Catrau, Maison Zellige et Atelier Maloukti entre autres, toutes spécialisées dans la production de zellige au Maroc et ce depuis des années. Le Maroc demeure d’ailleurs le seul pays où ce savoir-faire se transmet de génération en génération, au sein de familles entières d’artisans — à l’image de la famille Fakhari, évoquée plus haut.


L’artisanat marocain est en effet recherché à l’international : on le retrouve aussi bien en Malaisie qu’à Oman, ou même en Espagne. En Espagne notamment, les Marocains sont souvent choisis pour entretenir et rénover les palais d’Andalousie, un choix qui résonne avec une histoire riche d’échanges culturels et d’influences. Les Marocains perpétuent et bâtissent sur l’héritage direct du patrimoine andalou.
Un des exemples les plus récents de cette influence est le Pavillon Marocain à Séville, réalisé sous la direction du roi Hassan II. Il est donc crucial de protéger cet art contre toute forme d’appropriation inadéquate et d’apprécier pleinement le dévouement des artisans marocains qui embellissent ces lieux depuis des siècles.



« De l’empire romain aux villes impériales : 6000 ans d’art au Maroc », Paris, 1990
« Monuments Arabes de Tlemcen », Frères Marçais
« Life in Morocco and Glimpses Beyond », Budgett Meakin
« Travail marocain en Algérie : Une présence remarquable malgré les difficultés », DW Journal
Senhadji, Les Mosquées en Algérie ou l’espace reconquis : l’exemple d’Oran, Dalila Senhadji
مسالك الأبصار في ممالك الأمصار, Al ’Umari
كتاب الزليج في العمارة الإسلامية بالجزائر في العصر التركي




