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La Madrassa, Joyau Architectural Ancestral du Maroc Mérinide

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n arabe, le terme "madrassa" désigne un lieu d'étude, tandis que les mots "Dirasa" et "Mudarris" signifient respectivement étudier et professeur.

Les madrassas ont une place privilégiée dans l'histoire et la culture du Maroc, en jouant un rôle clé dans l'éducation et la formation des jeunes étudiants, tout en étant un symbole important de la richesse historique, spirituelle et architecturale du pays.

Institutions majeures de l'éducation dans tout le Maroc, elles offrent aux étudiants une formation dans l'apprentissage du Coran, de la théologie, de la jurisprudence malikite et de la langue arabe. Les madrassas avaient pour spécificité d'accueillir des étudiants issus de divers milieux, mais fréquemment modestes, offrants ainsi une éducation, un logement et de la nourriture à ceux qui ne pouvaient pas se permettre de payer les frais de scolarité d'une école privée.

Aujourd'hui, la plupart des madrassas sont des sites touristiques populaires au Maroc en raison de leur structures charmantes et hautement détaillées.

Les madrassas sont caractérisées par une architecture marocaine traditionnelles qui se traduit par des motifs et des designs complexes, des arcades élégantes, des jardins intérieurs paisibles et des fontaines somptueuses. Les madrassas sont ornées de mosaïques, de stucs et de bois sculptés à la main, ce qui en fait d'elles de véritables chefs-d'œuvre.

En somme, les madrassas ont une place centrale dans l'histoire et la culture du Maroc. Elles ont contribué à la préservation de la religion musulmane et à la formation de nombreux étudiants au fil des siècles. Les madrassas sont un témoignage durable de la richesse culturelle du Maroc, et sont des sites à ne pas manquer pour ceux qui cherchent à comprendre la profondeur de la culture marocaine.

Les Madrassas, un bijou impérial

La naissance des madrassas dans l'Afrique du Nord a suscité un débat parmi les chercheurs en raison du manque d'informations précises et de sources historiques fiables: Certains pensent que les Almoravides et les Almohades ont introduit cette institution, tandis que d'autres soutiennent qu'elle est une adaptation du modèle existant dans les pays du Levant où elle a prouvé son efficacité au service de la science, de la religion et du pouvoir.

Il est archéologiquement attesté que la plus ancienne madrassa existant en Afrique du Nord est la Shammiya situé à Tunis, construite par le souverain Hafside Abu Zakariyya en 1249. Elle sera suivie par la Madrassa Seffarine à Fès, érigée à son tour par Abu Yusuf Yaqub en 1271.

Léon l'Africain, également connu comme Hassan al-Wazzan, consacra une partie de son œuvre "Description de l'Afrique" à une description éloquente des madrassas marocaines. Quand il arriva à Fès, il fut émerveillé par l'envergure et la splendeur des écoles, qui surpassaient largement celles qu'il avait précédemment vues en Afrique. Les salles de classe, élaborées avec du marbre fin, l'époustouflèrent et l'attention portée aux détails, notamment les portes et fenêtres sculptées en bois de cèdre, l'impressionna. Ces détails étaient magnifiquement rehaussés par des ornements de fines mosaïques et de plâtre habilement travaillé, amplifiant sa fascination pour ces lieux d'apprentissage.

L'illustre écrivain Tahar Ben Jelloun portera une attention particulière à l'importance des madrassas au Maroc dans son œuvre. Il nous raconte qu'à travers le royaume et ce de chaque ville impériale, ont jailli ces écoles coraniques, les madrassas, devenues des foyers incandescents de la pensée et de l'intelligence. Ces institutions ont patiemment œuvré à façonner des générations de savants, de poètes, de juristes, d'artistes, et d'hommes de culture et de foi. Ben Jelloun évoque comment elles ont assuré la transmission du savoir, des valeurs de la tradition islamique et du patrimoine marocain. Pour lui, les madrassas se sont imposées comme les véritables gardiennes de l'âme et de l'identité spirituelle du Maroc.

L'historien et anthropologue Alain Roussillon contribue à la conversation en affirmant que les madrassas représentent plus qu'un simple espace d'éducation. Pour lui, elles sont de véritables trésors architecturaux qui portent en elles l'empreinte de l'art et de la culture islamique du Maroc. Leur splendeur ne se contente pas d'éblouir les yeux, elle est également le miroir de la dévotion et de la quête d'excellence artistique de ceux qui les ont édifiées.

Le Maroc regorge de trésors architecturaux, mais parmi les plus emblématiques figurent sans aucun doute les madrassas, ces édifices historiques magnifiques qui ont traversé les siècles en préservant leur beauté et leur caractère emblématique.

Maintenant que nous avons vu l'histoire et l'importance des madrassas dans le pays, il est temps de découvrir les plus belles d'entre elles, des joyaux architecturaux qui fascinent les visiteurs du monde entier.

La Madrassa Attarine (1325), Fès

La Madrassa al-Attarine se trouve à Fès, au Maroc, près de la mosquée al-Qarawiyyin, et a été érigée par le sultan mérinide Abu Inan Faris au XIVe siècle. Elle tient son nom du souk al-Attarine, un marché aux épices et aux parfums situés à proximité. Elle est reconnue comme l'une des plus grandes réalisations de l'architecture Mérinide en raison de sa décoration somptueuse et harmonieuse, ainsi que de son utilisation astucieuse de l'espace limité.

Selon l'ouvrage Rawd el-Qirtas, la supervision de la construction de la madrasa était confiée à Sheikh Beni Abu Muhammad Abdallah ibn Qasim al-Mizwar. Le sultan en personne assistait à la pose des fondations de la madrasa en compagnie d'oulémas locaux. Comme pour toutes les institutions religieuses et caritatives de l'époque, la création de la madrasa nécessitait la dotation d'un habous, une fiducie caritative généralement constituée de biens morts.

Le sultan avait ordonné la mise en place de cet habous pour fournir des revenus afin de soutenir les opérations et l'entretien de la madrasa. Selon les directives du sultan, la madrasa devait accueillir un imam, des muezzins, des enseignants et des logements pour 50 à 60 étudiants. La plupart des étudiants de cette madrasa venaient de villes du nord-ouest du Maroc, telles que Tanger, Larache et Ksar el-Kebir.

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Madrassa Seffarine (1280), Fès

La madrassa Seffarine est une madrasa historique située dans la ville de Fès au Maroc. Elle a été construite en 1271 par le sultan Mérinide Abu Yaqub Yusuf, qui en a fait la première madrasa construite par la dynastie Mérinide pendant son règne.

La madrassa Seffarine est située dans le quartier historique de Fès el-Bali, juste au sud de la mosquée Qarawiyyin, qui est considérée comme la plus ancienne université du monde en activité. La madrassa est également située sur la place Seffarine, qui était autrefois le lieu de travail des chaudronniers, d'où son nom.

Les étrangers qui résidaient à la madrasa Saffarin venaient principalement de la région de Zerhoun, du nord de Beni Zeroual et du sud de Souss. En raison de sa popularité croissante, la madrasa Mohammadia a été construite au 18-ème siècle à côté de la madrasa Seffarine, servant ainsi d'annexe pour accueillir un plus grand nombre d'étudiants. Elle s'étend sur une superficie de 752 mètres carrés et comprend également deux niveaux de chambres qui s'articulent autour d'une longue cour centrale.

Madrassa Bou Inania de Fès 1351

La Madrassa Bouanania édifiée à Fès, entre 1350 et 1355 pour le sultan Abou 'Inan Faris (r. 1348 - 59), soit sous la dynastie des Mérinides. Elle est la seule madrassa de la ville avec celle des Seffarine à avoir un minaret, et elle jouxtait aussi des boutiques permettant son financement, ainsi que de vastes latrines, qui témoignent de son caractère public. En effet, la madrassa fonctionnait aussi bien comme une école que comme mosquée du vendredi.

La plupart des madrasas ont une petite salle de prière, mais la Bouanania a une mosquée à part entière avec un minaret. Normalement, les madrasas étaient construites près d’une mosquée déjà établie et les deux institutions coopéraient étroitement l’une avec l’autre pour des activités religieuses et éducatives. Mais comme il n’y en avait pas dans la région, Bouanania a la rare particularité d’abriter une somptueuse mosquée dans ses limites.

En raison de son histoire unique, la madrassa Bou Inania a le statut de mosquée congrégationnelle, la seule de ce type dans tout le Maroc logée dans une madrasa. Les mosquées congrégationalistes ou mosquées du vendredi sont l’endroit où la session de prière la plus importante de la semaine a lieu le vendredi et rassemble tous les fidèles des nombreuses autres mosquées de la région.

Il existe une autre madrasa du même nom dans la ville de Meknès. L’origine du nom des deux est similaire, mais pas identique. Celui de Fès a été construit par le sultan Abu Inan Faris en 1351, d’où son nom. Celle de Meknès a été construite par son père 15 ans auparavant, puis restaurée par le fils, et à partir de ce moment, elle était également connue sous le nom de madrassa Bou Inania.

Comme tous les lieux importants de Fès, Bou Inania a ses légendes. L’un d’eux dit qu’Abu Inan, se sentant coupable du renversement de son père, a demandé conseil à des érudits sur la façon dont il pourrait demander pardon à Dieu. Ils lui ont conseillé de construire une madrasa dans une partie de la ville qui était jusque-là un dépotoir. En améliorant et en purifiant une partie de la ville, il ferait de même avec son âme.

Une autre légende raconte que le désir du sultan de construire une majestueuse et belle madrasa était tel que le budget est devenu incontrôlable. Lorsque les constructeurs lui ont montré le livre de comptes, il l’a jeté dans la rivière en disant « la beauté n’est jamais chère, peu importe le prix ».

Madrassa Al Mesbahia 1425

La madrassa Al Mesbahia, également appelée madrassa Rokham (école du marbre) رخام (en Arabe) ou madrassa El Khossa (école de la fontaine) خوصة (en Arabe), est une madrassa construite en 1347 à Fès par le sultan mérinide Abu al-Hasan.

Elle contient 35 chambres et deux salles de cours. Partiellement en ruine, la madrassa était encore en restauration en 1437 année de l’Hégire soit en 2016 de l'année grégorienne, le roi du Maroc l'a inaugurée ainsi que 26 autres monuments historiques de la Médina de Fès, cette dernière annonce à cet effet qu'en plus de cette Madrassa les autres (Seffarine, Mohammedia et Sbaiyine) ouvrirait pour le relogement de certains étudiants de l’Université Al Quaraouiyine qui sont en dernière année.

Madrassa Cherratine

Située au cœur de la médina, la Madrassa a été baptisée du nom de l'espace où officient les fabricants de cordage "Cherrite". Première réalisation à caractère culturel et scientifique sous la dynastie alaouite, la Madrassa était autrefois un centre d'hébergement pour les étudiants venus des contrées lointaines en quête des sciences et du savoir.

Avec ses 125 cellules réparties sur trois niveaux le long des galeries protégées des regards par des "moucharabieh", les dispositions architecturales de la Madrassa, notamment l'agencement des chambres autour de cours aux quatre coins de l'édifice rappellent certaines anciennes écoles du Caire.

Son portail à deux battants recouverts de bronze ciselé donne accès, par un couloir couvert d'un plafond en bois sculpté et peint, à la cour centrale, entourée de galeries au rez-de-chaussée et à tous les étages.
"Le style de ce patrimoine national se distingue par sa sobriété. Les spécialistes du patrimoine soulignent cette tempérance dans la décoration et le style des ornementations. Elle est différente des autres madrassas notamment celles de la dynastie Mérinide au 14ème siècle", a expliqué Mme Tajmouati.

Madrassa Sahrij

La Madrassa Sahrij doit son nom à son grand bassin situé dans la cour. Elle est composée de trois bâtiments : la madrassa principale avec le bassin, la Madrassa des Sbaiyine (les sept lecteurs du Coran), et une maison d'hôte dite « Dar Chiakh ».

La Madrassa contient deux salles de cours et vingt-six chambres pour les étudiants venant de loin, elle sera réservée aux étudiants de la filière de la calligraphie Marocaine à l’Université Al Qaraouiyine

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Madrassa de Oujda 1323

Édifiée en 1935, la Madrassa mérinide d’Oujda précède de cinq ans la célèbre Madrassa Bouâanania de la ville de Fès. Bien que ses dimensions ne soient pas très grandes, la madrassa est un chef-d’œuvre de l’art mérinide et fait aujourd’hui partie des joyaux de la ville. Cette école a le prestige d’avoir accueilli des Oulémas célèbres qui ont marqué leurs époques et qui restent jusqu’à nos jours des références dans leurs domaines.

A ce jour, la madrassa est toujours en activité et reçoit annuellement, en été, des jeunes qui viennent apprendre le Coran. Des chants religieux résonnent dans les couloirs de ce lieu d'apprentissage toujours en activité.

Madrassa Loukach

Construite en 1758 par le Caïd Omar Loukach sur ordre du sultan alaouite Mohammed ben Abdallah pour servir de pension pour le logement des étudiants venus des régions environnantes pour suivre des études en théologie dans la médina de Tétouan.

Fermée dans les années 80, la madrassa a été réhabilitée par l'architecte AAMIAR Mohammed Anass et elle est transformée en un musée retraçant le patrimoine religieux de la médina de Tétouan et exposant différents objets et articles historiques relatifs à la vie religieuse et à l'enseignement traditionnel. Le musée a été inauguré par le roi Mohamed VI en 2011.

Madrassa de Salé (1340)

Érigée dans la première moitié du 14-ème siècle sous le règne du sultan mérinide Abu al-Hasan ben Uthman, dans le quartier de Talâa près de la Grande mosquée de Salé, en même temps que les autres madrassas érigées dans différentes cités du Maroc. Elle fut achevée un vendredi 30 novembre 1341.

Lorsqu’Ibn al-Khatib, l'écrivain arabe andalou visita la madrassa peu après son inauguration, il y trouva au moins une centaine de poètes. Il indique aussi dans son livre La voie exemplaire qu’à son époque, les gens de Salé « apportaient une grande contribution à l’ensemble des sciences, en ayant de surcroît l’apanage exclusif de certains domaines du savoir », puisque plusieurs notables de Fès et d’autres villes se rendaient à Salé pour apprendre la médecine, le soufisme, etc. Parmi ces notables, on trouve : Omar ibn Ghayat, Abi al-Fadl al-Ajlani, Ahmed ibn Acher al-Andaloussi.

Le premier doyen de la madrassa fut Ahmed ibn Al-Hafid, tandis qu'Ali ben Brahim al-Malqi fut le premier professeur de la langue arabe ; ce dernier enseignait aussi le fiqh (jurisprudence islamique) dans la matinée et le tafsir (exégèse du Coran) entre les deux prières du soir.

Ensuite, l'enseignement fut assuré par plusieurs oulémas venus du Maroc, de Tlemcen, d'Al-Andalus, et parmi eux on trouve : Abdallah ben Youssef al-Othmani connu sous le nom d'Ibn Sebbagh, Ali ben Moussa al-Matmati, Abu Al-Qasim Mohamed ibn Daoud al-Fakhar, Said al-Aqbani et Ali ben Atia (tous les deux ont occupé le poste de cadi sous les Banû Marīn dans la ville de Salé), le cadi Abu Mohamed Abdallah ibn Abi Said et son fils l'explorateur Abu Said Faraj ibn Abdallah ibn Said et Mohamed ibn Omran al-Fanzari, connu sous le nom d'Ibn al-Majrad.

Le dernier professeur fut Ahmed ibn Mohamed ibn Moussa al-Hamssassi, il y dispensa, de 1884 à 1892, des cours de grammaire, de rhétorique, de logique et de sciences religieuses (fiqh, Hadîth et soufisme). Ensuite la madrassa est devenue une école pour enseigner le Coran seulement, Mohamed ibn Salem al-Hanaoui était le dernier professeur à y avoir enseigné.

Restaurée vers la fin du 18-ème siècle par le cadi de Salé Mohamed Ben Hajji Zniber, puis en 1864 par Mohamed Ben Abd el-Hadi Zniber et enfin par le service des Beaux-Arts français, la madrassa fut classée patrimoine national par le dahir du 9 septembre 1922. Elle est décrite par l'historien Mohamed ibn Ali Doukkali comme l'une des plus petites et des plus belles madrassas par son agencement, son décor et son architecture qui atteignait un haut niveau de perfection.

Après l'instauration du protectorat français au Maroc, la madrassa ne fonctionna plus comme avant. Contrairement aux autres madrassas, la madrassa de Salé a été totalement remaniée entre 1921 et 1924, les travaux de sous-œuvre et de consolidation se sont poursuivis entre 1922 et 1924

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Madrassa Bou Inania de Meknès 1350

Dans la ville de Meknès, se trouve la madrassa Bou Inania – l'une des belles madrassas du Maroc. Construite de 1331 à 1351 (sous le règne d'Abu al-Hasan puis sous celui d'Abu Inan Faris), cette madrassa est un palais historique et traditionnel – faisant d'ailleurs partie du patrimoine protégé de Meknès.

Jusqu'aux années 60, la madrassa Bou Inania de Meknès était une mosquée et une école coranique où étaient enseignés la religion et le droit.

Les visiteurs y découvrent une architecture typique de l'époque de la dynastie Mérinide : des plafonds en bois de cèdre, une cour centrale en marbre et onyx, des mosaïques de faïence émaillée... On peut même visiter les petites chambres qu'occupaient les élèves et un passage sur les terrasses permet d'admirer la vue sur la médina.

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Madrassa Ben Youssef 1565

La Madrassa Ben Youssef, est non seulement la plus importante mais également la plus grande du Maroc. Commandée par le sultan Abdallah al-Ghalib, sa construction a été achevée en 1565. Elle compte 130 chambres qui ont permis de loger jusqu’à 900 étudiants. Joyau de l'architecture saadienne, elle est située à Marrakech, au Maroc.

Il aurait existé une madrassa dans la Qasba almohade de Marrakech, qui a pu servir de modèle à la Madrassa Ben Youssef. Elle a été décrite au début du 16-ème siècle par Léon l'Africain. Une nouvelle madrassa est fondée par Abu al-Hasan ben Uthman, sultan mérinide, vers 1350 à proximité de l'ancienne mosquée Ben Youssef (dont il ne reste que la Qoubba almoravide) qui va lui donner son nom. Elle est reconstruite et inaugurée en l'an 972 de l'Hégire, 1564-65 AD, par le sultan Saadien Abdallah el-Ghalib Billah. Quelques années plus tard, elle est évoquée par l'espagnol Marmol Carvajal.

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Madrassa Khaldounia, Tlemcen

Nichée au cœur du village d’El Eubad, sur les hauteurs de la ville elle fut initialement un mausolée construite par le calife almohade Muhammad an-Nasir, honorant la mémoire du saint arabo-andalou Sidi Boumediene au début du 13-ème siècle.

Il est restauré, embelli et amplifié par le sultan mérinide Abu al-Hasan Ali en 1337 qui y intégra une mosquée comme annexe au mausolée.

Outre la mosquée, le complexe cultuel d’El Eubad comprend un petit palais et une madrassa où Ibn Khaldoun a enseigné le fiqh ainsi qu’un hammam traditionnel dont il ne reste que des vestiges.

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Références :

Rawd Al-Qirtas, Ibn Abi Zar

Genèse et rôle de la medersa au Maroc islamique, BAM 22, 2012

Description de l’Afrique, Leon l’Africain