
uatre chercheurs de l’ENSET, à l’université Hassan II de Casablanca, ont publié le 8 octobre dans la revue scientifique Hydrogen une évaluation de ce que le parc éolien d’Aftissat, dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, pourrait produire en hydrogène à partir de l’électricité qu’il ne peut pas injecter dans le réseau.

Leur modèle reconstitue heure par heure l’année 2024 des 56 turbines du parc, soit 201,6 MW installés, avec une limite d’injection de 150 MW. Au-delà de ce seuil, quelque 29,2 GWh par an, soit 3,12 % de la production nette, seraient perdus.
Les convertir en totalité exigerait un électrolyseur de 10,87 MW, pour une production de 509,7 tonnes d’hydrogène par an à un coût actualisé de 2,866 euros le kilogramme.
Ce chiffre ne décrit ni un projet ni un contrat: les auteurs raisonnent sur une installation hypothétique, avec des pertes globales du parc fixées à 20 % par hypothèse et une connaissance parfaite du vent à venir.
Chaque tranche de surplus récupérée coûte plus cher que la précédente, et l’électrolyseur ne tournerait que 3 198 heures par an. L’hypothèse de pertes pèse plus encore: ramenées à 10 %, elles porteraient le surplus à 102 GWh.
Le Maroc vise 52 % de capacités électriques renouvelables en 2030, rappellent les auteurs, et la question des raccordements pèsera alors autant que celle des turbines.
Photo: TEDxTarfaya, CC BY-SA 2.0.
Hydrogen (MDPI), Bibih, Choukri, El Khaili, Chakir - Techno-Economic Optimization of Wind-to-Hydrogen Integration for Progressive Curtailment Reduction Under Grid Export Constraints




