Hydrogène: près de 510 tonnes par an à tirer des surplus du parc éolien d’Aftissat

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uatre chercheurs de l’ENSET, à l’université Hassan II de Casablanca, ont publié le 8 octobre dans la revue scientifique Hydrogen une évaluation de ce que le parc éolien d’Aftissat, dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, pourrait produire en hydrogène à partir de l’électricité qu’il ne peut pas injecter dans le réseau.

Cinq éoliennes blanches alignées sous un ciel voilé, au-dessus d’une steppe désertique.
Des éoliennes de la première tranche du parc d’Aftissat, en 2021. Photo: APSO, via Western Sahara Resource Watch.

Leur modèle reconstitue heure par heure l’année 2024 des 56 turbines du parc, soit 201,6 MW installés, avec une limite d’injection de 150 MW. Au-delà de ce seuil, quelque 29,2 GWh par an, soit 3,12 % de la production nette, seraient perdus.

Les convertir en totalité exigerait un électrolyseur de 10,87 MW, pour une production de 509,7 tonnes d’hydrogène par an à un coût actualisé de 2,866 euros le kilogramme.

Ce chiffre ne décrit ni un projet ni un contrat: les auteurs raisonnent sur une installation hypothétique, avec des pertes globales du parc fixées à 20 % par hypothèse et une connaissance parfaite du vent à venir.

Chaque tranche de surplus récupérée coûte plus cher que la précédente, et l’électrolyseur ne tournerait que 3 198 heures par an. L’hypothèse de pertes pèse plus encore: ramenées à 10 %, elles porteraient le surplus à 102 GWh.

Le Maroc vise 52 % de capacités électriques renouvelables en 2030, rappellent les auteurs, et la question des raccordements pèsera alors autant que celle des turbines.

Photo: TEDxTarfaya, CC BY-SA 2.0.

Références:

Hydrogen (MDPI), Bibih, Choukri, El Khaili, Chakir - Techno-Economic Optimization of Wind-to-Hydrogen Integration for Progressive Curtailment Reduction Under Grid Export Constraints