
e rapport que le bureau du commerce et de l’industrie de la Maison-Blanche a rendu public le 13 août, The Great Transshipment Scam, range le Maroc parmi plus de quarante pays présentés comme les maillons d’un « réseau fantôme » de transbordement.

Selon le document, signé de Peter Navarro, conseiller de Donald Trump, des marchandises chinoises s’y pareraient d’une origine locale pour échapper aux droits de douane américains.
Le Maroc y apparaît au troisième rang de la hiérarchie, celui des « petites cibles opportunistes », rangé avec le Kenya parmi les « plateformes périphériques africaines »: des relais portuaires et de zones franches pour des flux choisis liés à la Chine.
Le classement ne s’accompagne d’aucune sanction, et le rapport reconnaît lui-même que ces pays « ne déplacent pas les plus gros volumes ».
Le Maroc est pourtant lié aux États-Unis par un accord de libre-échange depuis 2006, le seul dont Washington dispose sur le continent africain. C’est cet accord, plus que les volumes, qui donnera son prix à la mention.
Photo: Bertrand Soubeyrand, CC BY-SA 4.0.
Maison-Blanche, Office of Trade and Manufacturing Policy — « The Great Transshipment Scam: Rise, Scope, and Costs », 13 août 2026.


