
es premiers groupes ont été repérés avant le jour, dans les collines qui dominent Fnideq. Ils étaient environ trois cents, en majorité des ressortissants de pays subsahariens, à converger vers la frontière de Sebta au matin du samedi 15 août, après des semaines d’appels relayés sur les réseaux sociaux. Aucun n’a atteint le poste d’El Tarajal.

À quatorze heures quarante-cinq, le compte provisoire communiqué par une source sécuritaire s’élevait à deux cent quatre-vingt-quatorze interpellations, dont quarante-six Marocains. Soixante et une personnes ont par ailleurs été arrêtées pour incitation à l’émigration irrégulière.
Le dispositif, que la presse espagnole a baptisé Operación Jaula, avait verrouillé la ville plusieurs jours à l’avance, des contrôles routiers aux drones au-dessus des zones montagneuses.
Les 30 et 31 juillet, des dizaines de milliers de personnes étaient entrées à Sebta. Cette fois, l’appel a bien produit une foule, il n’a pas produit de passage.
Restent dans l’enclave les sept à neuf mille personnes que le gouvernement espagnol y compte encore.
Photo: Mario Sánchez Bueno, CC BY-SA 2.0.
Agencia EFE — dépêches du 15 août 2026 depuis Fnideq et Sebta.
Delegación del Gobierno en Ceuta — dispositif de sécurité du 15 août 2026.



