
ank Al-Maghrib a publié le 9 octobre un document de travail consacré à la monnaie digitale de banque centrale, dont les auteurs, trois de ses chercheurs, révèlent qu’une preuve de concept a déjà été menée avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.
Ce prototype de dirham digital de détail a testé l’émission, la distribution, les paiements de personne à personne et l’interopérabilité avec les infrastructures existantes. Ses résultats ont confirmé la faisabilité technique d’une telle monnaie au Maroc.
Un second projet, consacré aux paiements transfrontaliers, est conduit avec la Banque centrale d’Égypte, avec l’appui de la Banque mondiale.
Le modèle esquissé laisse l’émission et la supervision à Bank Al-Maghrib, la distribution aux banques et aux établissements de paiement. Afin de ne pas assécher les dépôts bancaires, le dirham digital serait d’abord non rémunéré et assorti de plafonds.
La circulation fiduciaire est passée de 70 milliards de dirhams en 2001 à plus de 500 milliards en 2025, et 62 % seulement des particuliers résidents détenaient un compte bancaire l’an dernier. Les auteurs y voient une raison de concevoir une monnaie qui reproduise les atouts du cash.
Le document, qui n’engage que ses auteurs, ne fixe aucun calendrier d’émission.
Photo: Bank Al-Maghrib.
Bank Al-Maghrib - Monnaie Digitale de Banque Centrale: Enjeux et enseignements pour le Maroc (document de travail)




