
pple a prévenu ses développeurs le 27 août: les recettes tirées des applications et des achats intégrés au Maroc sont désormais amputées d’une taxe sur la valeur ajoutée de 20 %, que la firme collecte et reverse elle-même. L’annexe B du contrat des applications payantes a été modifiée en conséquence, pour le Maroc comme pour la République du Congo, où le taux retenu est de 18 %. Les prix affichés, eux, ne bougeront que le 14 septembre, et pas partout: les abonnements à renouvellement automatique en sont exclus, de même que les boutiques dont le développeur fixe les tarifs à la main ou qu’il a désignées comme boutique de référence.
La nouveauté n’est pas la taxe, elle est son recouvrement. La loi de finances 55-23 pour l’année budgétaire 2024 avait déjà rangé dans le champ de la TVA les services fournis à distance par un non-résident sans établissement au Maroc, en créant l’article 115 bis du Code général des impôts, applicable depuis le 1er janvier 2024. Manquait le tuyau: le décret d’application n’a été publié qu’en décembre 2025, et le portail de la Direction générale des impôts n’est ouvert aux prestataires étrangers que depuis le 11 juin 2026. Deux ans et demi séparent donc la règle de sa perception, et c’est ce décalage, plus qu’une décision prise à Cupertino, que les développeurs marocains liront sur leurs relevés.
Image de concept générée par l’IA.
Apple — Developer News, « Tax and price updates for apps, In-App Purchases, and subscriptions », 27 août 2026.
Loi de finances n° 55-23 pour l’année budgétaire 2024, article 6 — Code général des impôts, articles 88 et 115 bis.





