
e déficit budgétaire de l’État ressort à 33,1 milliards de dirhams à fin septembre 2026, contre 52,4 milliards un an plus tôt, selon la situation des charges et ressources du Trésor que publie le ministère de l’Économie et des Finances. Les recettes ordinaires, nettes des remboursements et dégrèvements fiscaux, atteignent 338,9 milliards, en hausse de 14,8 %, soit 78,3 % des prévisions de la loi de finances. L’impôt sur les sociétés porte l’essentiel de la progression: 90,2 milliards, 24,8 % de plus, c’est-à-dire 95,5 % de l’objectif annuel déjà encaissé, quand l’impôt sur le revenu avance de 2,2 % et la TVA de 8,4 %. Les recettes non fiscales montent à 46,7 milliards, dont 20,1 milliards issus des mécanismes de financement innovants.
Les dépenses globales progressent de 7 %, à 372 milliards, dont 290,7 milliards de dépenses ordinaires, en hausse de 9,3 %, et 82,8 milliards d’investissement, en hausse de 13,4 %. La compensation atteint 16 milliards, soit 115,8 % de la prévision de la loi de finances, notamment sous l’effet de 2,6 milliards d’aides directes aux professionnels du transport, versées pour amortir la hausse des carburants liée au conflit au Moyen-Orient. Le besoin de financement du Trésor tombe à 41,4 milliards, contre 71,7 milliards un an plus tôt, soit 42,2 % de moins. Il a été couvert par 22,1 milliards de dette intérieure nette et 25,2 milliards d’emprunts extérieurs nets, dont 23,7 milliards levés sur le marché financier international. Le solde ordinaire, excédentaire de 48,2 milliards contre 29,3 milliards un an plus tôt, a ainsi couvert plus de la moitié d’un investissement public qui a coûté 82,8 milliards.
Photo: TIM97HA, CC BY-SA 4.0.
Ministère de l’Économie et des Finances - Situation des charges et ressources du Trésor, septembre 2026





