
uit siècles après qu’un ingénieur de Haute-Mésopotamie eut couché sur le papier ses automates et ses horloges, le Maroc range son intelligence artificielle sous le nom d’al-Jazari. À Rabat, le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration et Capgemini Maroc ont signé un protocole d’entente dédié à l’IA, paraphé par la ministre déléguée Amal El Fallah Seghrouchni et la directrice des opérations monde de Capgemini, Karine Brunet. L’accord entend renforcer les compétences et la culture de l’intelligence artificielle au sein des institutions publiques et du monde académique, et épauler les start-up et les équipes-projets adossées aux instituts Jazari.
Le partenariat s’inscrit dans la feuille de route Maroc Digital 2030 et l’initiative « AI Made in Morocco », dont le réseau Jazari aligne déjà cinq instituts, de la ville intelligente à l’énergie. De cette alliance naîtront des cas d’usage concrets, appelés à hâter l’adoption de l’IA dans l’administration; car le Royaume parie sur une intelligence artificielle souveraine comme levier de son économie à l’horizon 2030, et confie à un savant du XIIe siècle le soin d’en inspirer le nom.
Illustration: « L’Horloge à l’éléphant », du Livre de la connaissance des procédés mécaniques ingénieux d’al-Jazari (copie de 1315), The Metropolitan Museum of Art, domaine public.
Ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration - Signature d’un protocole d’entente avec Capgemini Maroc pour le développement de l’intelligence artificielle



