Commerce extérieur: le déficit des marchandises se creuse à 352 milliards de dirhams

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e Maroc vend mieux qu’hier et achète plus vite encore. Dans le profil du commerce extérieur du royaume publié le 10 septembre, la direction générale du Trésor française chiffre à 352 milliards de dirhams le déficit des échanges de marchandises en 2025, soit 21 % du produit intérieur brut et une dégradation de 15,5 % sur un an: les importations progressent de 8 % quand les exportations n’avancent que de 3 %. L’automobile, premier poste depuis 2014 avec 151 milliards de dirhams, recule de 2 % sous l’effet du ralentissement du marché européen — la construction perd 14 %, le câblage en gagne 8 —, tandis que les phosphates et dérivés, deuxième poste avec 100 milliards, progressent de 15 % portés par la demande indienne.

Le déséquilibre des biens n’a pourtant pas emporté les comptes extérieurs. Le compte financier hors avoirs de réserve passe de 5 à 90 milliards de dirhams, l’équivalent de 4,5 % du produit intérieur brut, et les investissements directs étrangers entrants doublent, de 17 à 31 milliards, portés par les activités financières et l’assurance. La France en porte à elle seule 90 % de la hausse: ses flux, négatifs de 2,2 milliards en 2024, s’établissent à 10 milliards en 2025. Les services, excédentaires de 157,7 milliards, tiennent grâce à un record de 19,8 millions d’arrivées touristiques, et les recettes des Marocains résidant à l’étranger atteignent 122 milliards. Le déficit courant, lui, se creuse de 1,2 % à 2,5 % du produit intérieur brut: l’année 2025 aura payé ses importations avec des capitaux plus qu’avec ses ventes.

Photo: Adam Cli, CC BY-SA 4.0.

Références:

Direction générale du Trésor - Profil du commerce extérieur du Maroc