
rente et un ans et demi: c’est la durée de la concession que Casablanca vient de confier à un consortium mené par le suisse Kanadevia Inova, associé au marocain Nareva et au japonais Itochu, pour bâtir, financer et exploiter sa future usine de valorisation énergétique des déchets. L’accord, signé lundi 3 août aux côtés de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable et de la société régionale multiservices Casablanca-Settat, porte sur un investissement de 1,5 milliard de dollars pour une installation adossée à la décharge de Médiouna, la plus grande du royaume. Une fois achevée, elle traitera environ 1,5 million de tonnes de déchets par an et produira jusqu’à 126 mégawatts, à partir des ordures ménagères, du biogaz de la décharge et d’un appoint solaire.
La décharge de Médiouna avale depuis des décennies l’essentiel des déchets de la capitale économique, au prix d’un méthane que la ville ne captait pas. Casablanca s’en défera pièce par pièce: la construction doit débuter d’ici la fin de l’année, sous réserve du bouclage financier, et l’exploitation commerciale s’ouvrira à la mi-2030, quand le courant tiré des ordures viendra irriguer un réseau qu’alimentent aujourd’hui le charbon et le gaz. L’entreprise marocaine Somagec assurera la construction. Pour Kanadevia Inova, c’est une première africaine; pour Casablanca, un pari sur huit millions d’habitants dont les poubelles, demain, s’allumeront en électricité.
Photo: Niels Johannes, CC BY-SA 4.0.
Kanadevia Inova - Communiqué de signature de l’accord de concession, 4 août 2026




