
e 30 septembre 2026, l’Office des changes a publié les comptes extérieurs du Maroc pour le premier semestre, et ils ont confirmé l’élargissement du déficit des transactions courantes, passé de 20,3 milliards de dirhams à fin juin 2025 à 32 milliards un an plus tard. Les échanges de biens en ont été la cause principale: leur solde déficitaire s’est alourdi de 34,3 milliards, à 174,2 milliards, et celui du revenu primaire a glissé de 10,9 à 11,7 milliards. Les importations de marchandises ont en effet bondi de 15,3 % pour atteindre 458,9 milliards de dirhams, plus vite que les exportations, en hausse de 10 % à 261 milliards, si bien que le taux de couverture est tombé de 59,6 % à 56,9 %.
Les services et les transferts ont amorti le choc: l’excédent des échanges de services est monté de 68,5 à 82,7 milliards de dirhams, celui du revenu secondaire de 62 à 71,2 milliards. Du côté du patrimoine, la position extérieure globale affichait à fin juin un solde débiteur de 776 milliards de dirhams, contre 765,9 milliards à fin mars. Les engagements envers le reste du monde ont crû de 49,4 milliards, portés par les investissements de portefeuille (+39,5 milliards) et les investissements directs (+14,5 milliards), plus vite que les avoirs (+39,3 milliards), eux-mêmes tirés par la hausse des avoirs de réserve. Il reviendra au second semestre de dire si l’écart se resserre.
Photo: Industrial Wales, CC BY-SA 2.0. Le port de Casablanca.
Office des Changes - Communiqué: Résultats des échanges extérieurs à fin juin 2026 (30 septembre 2026)



