
es débarquements de sardines ont progressé de 66 % sur les huit premiers mois de l’année, pour atteindre près de 394 200 tonnes contre 237 800 tonnes un an plus tôt, annonce le Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime dans un communiqué. La valeur suit la même pente, passant de 735,1 millions à 1,22 milliard de dirhams. Portée par cette poussée du petit pélagique et, plus largement, par la remontée de la pêche côtière, la production halieutique nationale s’établit à 786 000 tonnes à fin août pour 12,5 milliards de dirhams, en hausse de 6 % en volume et de 4 % en valeur sur la même période de 2025.
Le département y voit un signal favorable pour l’approvisionnement du marché intérieur et pour l’alimentation des unités de valorisation et de transformation, tout en rappelant que la régularité des apports et la préservation de la qualité demeurent les conditions pour que l’ensemble de la chaîne de valeur en profite. L’année aura été celle de plusieurs repos biologiques, mesures de régulation prises sur la foi du suivi scientifique de l’Institut national de recherche halieutique; ces tonnages sont ce que l’effort consenti sur la ressource a fini par rendre. Le petit pélagique est à la fois la matière première des conserveries du royaume et le poisson le moins cher de l’étal: sa rareté se paie au marché bien avant de se lire dans les statistiques, et son retour s’y lira de même.
Photo: Daniel*D, CC BY-SA 3.0.




