Sécurité hydrique: le Fonds OPEP engage 150 millions de dollars dans un nouveau barrage marocain

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e conseil de direction du Fonds OPEP pour le développement international, réuni le 16 septembre à Vienne, a approuvé 150 millions de dollars pour le financement d’un grand barrage au Maroc. L’institution décrit un ouvrage destiné à renforcer la sécurité hydrique et la résilience climatique du pays en réduisant le risque d’inondation et en soutenant une agriculture durable. Le montant est le plus élevé consenti à un seul pays lors de cette session: sur les 645 millions de dollars engagés depuis la précédente réunion en faveur de quatorze pays partenaires, 435 millions vont à des projets publics et 210 millions à des opérations de secteur privé, du réseau d’eau potable des provinces argentines de Santa Fe et de Córdoba à l’extension de la centrale hydroélectrique de Bumbuna, en Sierra Leone.

Le Fonds, créé en 1976 par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole pour financer le développement hors de leurs propres frontières, est devenu au Maroc un bailleur de l’eau autant que de la route. Son président, Abdulhamid Alkhalifa, place l’ensemble de ces engagements sous une même formule, celle des fondations du développement durable: une eau et une énergie fiables, des infrastructures résistantes, des institutions économiques efficaces et un accès au financement. Le communiqué ne nomme ni l’ouvrage ni sa capacité, et le Royaume n’a pas encore publié de son côté la convention correspondante. Un barrage de plus, donc, dans un pays qui en a fait l’instrument central de sa politique de l’eau depuis les années soixante: celui-ci se construira, lui, sous le régime des sécheresses à répétition qui ont vidé les retenues et rappelé à quoi sert le marnage.

Photo: Bertrand SOUBEYRAND, CC BY-SA 4.0.

Références:

OPEC Fund for International Development - OPEC Fund approves US$645 million for water security, resilient transport and economic growth

AGBI - Opec Fund allocates $200m for Oman and Morocco projects