
rois jours après l’investiture d’Abelardo de la Espriella, le ministère colombien des Relations extérieures a annoncé, le 10 août, le gel des relations de Bogota avec « l’entité dénommée République arabe sahraouie démocratique ».
Le texte parle d’une « révision souveraine » de la reconnaissance accordée par le gouvernement précédent. Il n’y aura « ni contacts politiques ou diplomatiques, ni échange de missions, ni soutien à la RASD dans les enceintes multilatérales », Nations unies comprises.
La Colombie avait reconnu la RASD le 27 février 1985. Le même communiqué réaffirme que la Colombie « reconnaît la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire, y compris le Sahara occidental ».
Bogota gèle des relations, elle ne retire pas formellement une reconnaissance. Pour Rabat, la distinction importera moins que la trajectoire d’un continent latino-américain qui fut longtemps le socle diplomatique du Polisario.
Photo: EFE.
Cancilleria de Colombia — Colombia congela relaciones diplomáticas con la entidad denominada como « República Árabe Saharaui Democrática », 10 août 2026.
EFE — El nuevo gobierno de Colombia reconoce soberanía de Marruecos sobre el Sáhara Occidental, 7 août 2026.




