Investissement: Washington relève l’absence de filtrage des capitaux étrangers dans les secteurs critiques

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e Département d’État américain a publié fin septembre son rapport 2026 sur le climat de l’investissement au Maroc, un diagnostic annuel destiné aux entreprises des États-Unis. Le document y décrit un pays qui se positionne en plateforme régionale de production et d’exportation, adossée à sa situation géographique, à ses accords de libre-échange, à sa stabilité politique et à ses infrastructures, et qui investit massivement dans les routes, le rail, les aéroports, les stades et les ports en vue du Mondial 2030. Il relève cependant une bureaucratie inefficace, une prise de décision peu transparente, la corruption et la lenteur des réformes réglementaires, et note que le Royaume ne dispose d’aucun mécanisme de filtrage des investissements dans les industries critiques, telles que les télécommunications, la défense, les minerais critiques et les terres rares.

Le rapport rappelle que le Maroc reste le seul pays africain lié aux États-Unis par un accord de libre-échange, depuis l’entrée en vigueur duquel les échanges de biens entre les deux pays ont été multipliés par près de huit. Il recense les restrictions sectorielles qui demeurent: un plafond de 49 % pour les capitaux étrangers dans le transport aérien et maritime et dans la pêche maritime, l’interdiction faite aux étrangers d’acquérir des terres agricoles, qu’ils peuvent toutefois louer jusqu’à 99 ans, et la part obligatoire de 25 % que l’ONHYM conserve dans tout permis d’hydrocarbures. Il cite enfin le Haut-Commissariat au Plan, selon lequel le chômage des 15-24 ans atteint environ 37,2 %. Autant de chantiers que le nouveau gouvernement trouvera sur sa table.

Photo: AyourAchtouk, CC BY-SA 4.0.

Références:

U.S. Department of State - 2026 Investment Climate Statements: Morocco

Wikimedia Commons - Casablanca Finance City 21, AyourAchtouk, CC BY-SA 4.0